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Le stress et les enfants (2e partie)

Je vais me répéter... les enfants sont stressés! Et c'est une réalité à prendre très au sérieux, car les dommages sont importants : le stress affecte la qualité de vie, la bonne humeur, le sommeil, les relations, la santé physique et mentale. Quand on lit des études scientifiques qui disent que le stress déforme le cerveau et qu'on prend conscience qu'un cerveau d'enfant est très malléable, on devrait mettre nos priorités à protéger nos enfants de toutes les façons possibles.

Dans mon dernier article de blog, je vous proposais un exercice de respiration pour les matins, de façon à commencer la journée de façon agréable et relaxée.

Favoriser un sommeil plus détendu

Cette fois, je vous propose un exercice de respiration à faire avec vos enfants le soir au coucher pour favoriser un sommeil plus détendu et plus réparateur.

L'enfant est couché dans son lit et vous vous placez à ses pieds sur lesquels vous placez vos mains. Assurez-vous d'être vous-même très confortable, car vous voulez transmettre du calme. Le contact des mains sur les pieds est déjà en soi calmant. Vous pouvez commencer simplement en prenant conscience de votre propre respiration, de l'amour que vous éprouvez pour votre enfant et de votre désir de prendre soin de lui en évacuant le stress.

Vous fermez vos yeux et demandez à votre enfant de fermer les siens. Vous lui dites qu'on va souffler tout l'air de notre corps et attendre un peu avant de prendre une belle respiration qu'on va amener jusque dans nos orteils. Cet exercice peut vous demander une ouverture d'esprit et de l'imagination étant donné que nous savons tous rationnellement que la respiration descend dans les poumons. Par contre, votre enfant n'aura aucun problème avec le concept. Et le fait de diriger la respiration dans les orteils par la pensée va amener dans les poumons une respiration plus ample, donc plus d'oxygène, élément nécessaire pour calmer le système nerveux.

"Habiter" le corps

Une autre raison de diriger la respiration dans les pieds est que cela permet de sortir de la tête et de revenir « habiter » le corps. C'est un exercice qui permet d'arrêter le « hamster » ou à tout le moins de le ralentir.

Après cette grande respiration jusque dans ses pieds, on demande à l'enfant de respirer trois fois normalement, mais en prenant conscience de sa respiration et en relaxant quand il expire.

Puis on reprend la première grande respiration en ajoutant des intentions : on souffle tout l'air du corps en laissant sortir aussi tout ce qui a été difficile dans la journée. On attend un peu puis on inspire de l'air et de l'amour jusqu'au bout des orteils.

Encore trois respirations naturelles auxquelles on ajoute la pensée : quand l'air entre dans mon corps, l'amour de papa, maman, grand-papa, grand-maman, frère, sœur, etc. entre en moi en même temps, quand j'expire, tous les soucis, chagrins, inquiétudes partent avec la respiration comme l'eau d'une rivière qui emporte tout.

Puis la troisième partie de l'exercice complet : on souffle (sans forcer et en relaxant) jusqu'au bout tout notre air et comme une rivière, cet air emporte toutes les difficultés de la journée. Puis on inspire l'amour, le calme, la tendresse (tout ce dont nous avons besoin) jusqu'au bout des orteils. On répète trois fois.

C'est un exercice que je recommande aux parents pour leurs enfants, mais en fait, bénéfique pour tout le monde, adultes, adolescents et enfants.

L'exercice est très facile et demande peu de temps. Le vrai défi se trouve dans le fait de le pratiquer, car votre mental va trouver toutes sortes de raisons pour ne pas le faire (pas le temps, trop simple pour être efficace, je commence demain promis, etc.). Mais je vous encourage de tout cœur à au moins l'essayer.

Bonnes respirations!

Posté par Renée Dagenais


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